Bel Air : participez à la dernière distillation de lavande le 10 août
  • image
    La lavande de Saint-Just : 380 kg de ce lavandin qui a poussé tout à côté, ont été soigneusement disposés dans la cuve de l’alambic.
  • image
    La lavande de Saint-Just : Après quelques minutes de distillation, les premières gouttes d’huile essentielle apparaissent à la surface de l’eau.
  • image
    La lavande de Saint-Just : Après avoir assisté à l’extraction traditionnelle de l’huile, le public n’hésite pas à s’offrir quelques petites souvenirs.
 
Bel Air : participez à la dernière distillation de lavande le 10 août
Devant le regard attentif d’une quarantaine de vacanciers, venus des quatre coins de l’Europe, la distillerie de lavande Bel Air change les fleurs en parfums. Une visite gratuite et surprenante à vivre en famille.
 

En cet été flamboyant, où la nature n’en finit plus de craquer sous les assauts du soleil, Évelyne et Pierre Crouzier, dirigeants de la distillerie Bel Air, ne cessent pas pour autant leur ouvrage dans leurs terres autour de Saint-Just-et-Vacquières.

Les jeudis de distillation : dernier rendez-vous le 10 août

Les deux agriculteurs organisent chaque été des jeudis de distillation. Un moment convivial à vivre en famille, gratuit où il vous sera offert, si vous apportez votre bouteille, de l’hydrolat de lavandin fraîchement distillé.
Rendez-vous pour le dernier jeudi de la saison, le 10 août à 15h, sur l’exploitation.

C’est là que le couple provenant, lui de la Loire, elle de la région parisienne, a décidé en 1992 de changer de métier et de vivre de la culture de la lavande et de sa transformation par distillation.
Cet ancien conducteur de TGV résume ce changement de cap d’une phrase aussi drôle que directe : « Je suis passé de l’électrique à la vapeur. » Son regard rieur cache les nombreux efforts consentis pour réussir à négocier ce virage. « Nous avons suivi, avec mon épouse qui était commerciale, une formation à l’Université européenne des senteurs et saveurs de Forcalquier. Mais la théorie ne suffit pas si elle n’est pas enrichie par le travail » résume Pierre, le visage emperlé de sueur après avoir rempli son alambic de 380 kg de lavandin. Une fois la cuve verrouillée, le rythme ralentit un peu pour lui. Il peut alors parler librement de sa passion pour ce métier.

Le thym, le cade, la lavande…

Pierre Crouzier vit sans nul doute intensément son art de la distillation. « C’est une alchimie étonnante. Si elle est exercée naturellement, elle provoque des sensations extraordinaires » poursuit cet ancien candidat au concours Alès Audace. Il a acheté cet alambic à Sault dans le Vaucluse pour pallier à la fermeture de l’unique distillerie qui fonctionnait jusqu’en 2010 dans le Gard, à Montclus. Un alambic composé de deux cuves de 2 200 litres capable d’extraire les essences de plantes aromatiques les plus diverses comme la lavande et le lavandin, bien sûr, mais également le cade, le laurier noble, le thym, le romarin pour ne citer que ceux-là. « Mais nous ne faisons pas d’alcool » avertit Pierre Crouzier.
Son travail est intense. Dès la fin de l’hiver, il parcourt ses champs pour désherber manuellement les pieds de lavande. « Il n’est pas question d’utiliser le moindre herbicide, ça n’aurait aucun sens pour nous » insiste l’agriculteur. Un travail méticuleux, mais harassant, pour préparer la récolte qui ne dure qu’un mois à compter de la mi-juillet. Et c’est durant cette période que la distillerie se met en route et accueille chaque jeudi, des dizaines de visiteurs de tous âges.

Fier de son travail

Des visiteurs surpris par la coulée d’huile essentielle odorante qui s’échappait une fois la séparation d’avec l’eau réalisée.
Heureux de son travail du jour, Pierre Crouzier milite pour ce métier et ses valeurs ancestrales : « Nous distillons à l’ancienne car nous voulons proposer des produits haut de gamme à nos clients. Et nous sommes fiers de ce que nous leur vendons » soutient Pierre Crouzier avant de préparer sa seconde distillation de la journée. Une belle et chaude journée d’été, enivrante des fragrances puissantes offertes par la nature et l’art consommé de ce distillateur convaincu.

Évelyne Crouzier : « La vente, c’est mon domaine »

De son ancien métier de commerciale, Évelyne Crouzier a gardé un solide sens du contact. Elle laisse à Pierre son époux, la partie technique de la fabrication au profit d’un véritable échange avec ses clients. « Le travail de la terre, c’est son domaine. Je ne m’en mêle pas. Mais lui ne vient pas non plus s’occuper de mes affaires. Et ça fonctionne très bien comme ça » s’amuse à dire Évelyne. En période estivale, elle accueille, en compagnie de ses deux filles, le flot de touristes qui vient à la propriété de Saint-Just-et-Vacquières, acheter des essences ou des produits dérivés. « La vente, c’est mon domaine. Je sais faire. Mais j’aime surtout nouer le contact avec les gens. Les échanges sont nombreux. Je leur donne des astuces, des conseils pour bien utiliser nos produits. Mais souvent certains me donnent aussi des tuyaux » poursuit-elle.

Le plaisir de la vente directe

Que ce soit dans la boutique de la propriété ou au pied de l’alambic, lors des démonstrations de distillation, Évelyne est toujours attentive aux souhaits de ses interlocuteurs. Un métier qu’elle exerce également pendant les foires ou salons mais aussi lors de marchés qui peuvent emmener le couple à Paris, du côté de Lyon ou encore en Bretagne. « La vente directe, c’est la meilleure façon de voir pourquoi les gens optent pour nos produits » assure Évelyne.
Très sensible à une véritable éthique, Évelyne est très fière des produits qu’elle vend. « J’ai observé depuis cinq ans, un changement de comportement chez les gens. Ils sont de plus en plus attirés par le naturel. Ils s’informent, vérifient ce qu’on peut leur dire. Et je trouve cette attitude très intéressante » affirme-t-elle.
Si elle se projette quelques années en arrière, Évelyne dit ne rien regretter de ses choix : ni l’orientation que le couple a voulu donner à son métier, ni de la terre qu’ils ont choisie. « S’il fallait recommencer, je referai exactement de la même manière » affirme-t-elle dans un sourire. Une belle preuve de réussite.

Plus d'infos

  • Distillerie Bel Air, 30580 Saint-Just-et-Vacquières
  • Vente directe ou par correspondance
  • Tél. 06 07 59 55 20
  • Email : distillerie.belair@sfr.fr
  • Site web : lavandedistilleriebelair
  • Horaires d'été de l'espace boutique : Du lundi au samedi, de 10h à 12h et de 14h à 19h
 
vendredi 04 août 2017
 
 
 
A lire aussi...
Vous faites quoi le week-end ?
Découvrir le territoire avec Cévennes Tourisme
Au Préhistorama, des ateliers pour les enfants tous les mardis
Les visites guidées du 7 au 16 août avec Cévennes Tourisme
Bel Air : participez à la dernière distillation de lavande le 10 août
Le TAC, un petit train pas comme les autres
Alès : une visite insolite à bord du petit train touristique